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Un interview de Michel et kyoko Nadaï

(1)    Michel et kyoko , vous vous êtes très impliqués  dans la réussite de l'Atelier Nadaï .
Les nouveaux cursus d'été sont maintenant ouverts. En quoi consistent-? Quand ont-ils lieu?

Michel N :
« Ces master class sont des cours de perfectionnement dans le domaine de la peinture décorative, décors de bois, trompe l’œil et décors de marbre. Ils sont ouverts à toutes personnes désireuses d’approfondir leurs connaissances dans ces matières.

Seront abordés pour le premier cours et durant deux semaines du 29 juin au 10 juillet 2009, loupe de chêne, maille, ornementations de style peintes en trompe-l’œil et fausses moulures.  Ce cours sera animé par Michel NADAÏ, Maître Artisan, Meilleur Ouvrier de France,  enseignant depuis 1992 et auteur du livre « Art et Technique de la Peinture Décorative » aux éditions Vial.

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Pour le deuxième cours, l’Atelier NADAÏ  à l’immense plaisir d’accueillir Monsieur Pierre LEFUMAT qui durant deux semaines également, du 13 au 24 juillet 2009, nous proposera une jolie promenade dans les décors de marbres dont il a le secret. Au programme, Sarrancolin, Brèche Médicis et pour finir Onyx vert du Mexique.
Est-il utile de présenter ce Maître du décor, soixante années de carrière, il a signé des décors un peu partout en Europe, et dernièrement au Salon International de la Peinture Décorative qui se tenait à Bergame en Italie, ce grand Monsieur a offert à la profession un magnifique ouvrage « l’Art du faux marbres » que l’on peut commander aux Editions Vial.
L’ensemble des panneaux seront réalisés à l’huile sur du film polyester. Les fournitures premières, peintures, solvants, et supports seront  fournis par le centre de formation »
Kyoko : « Comme vous pouvez le constater, ces deux master class proposent quatre semaines de vacance bien remplies. »

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(2)  Comment définir le fondement pédagogique de l’apprentissage en atelier ?

M :
«  Lors des sessions longues, le parcours pédagogique est balisé de manière sécurisée et progressive pour amener l’étudiant, à force d’exercices répétés et variés, à acquérir sans trop d’appréhension les fondements essentiels du métier. La journée type du stagiaire commence par la présentation du cours du jour, s’ensuit, une démonstration ponctuée de nombreux commentaires porteurs de conseils et autres recommandations sur le maniement des outils, les mélanges et la gestion des couleurs, et surtout le but à atteindre afin de réaliser un ouvrage représentatif de l’image que l’on se fait du travail du Peintre en Décors.
Quand la démonstration s’achève, commence alors pour l’étudiant la mise en application sur son panneau. Avec le soutien des notes prises durant la démonstration, notre stagiaire va reproduire les gestes du professeur, les mises en teinte, il va également affronter le maniement spécifique des outils du Peintre en Décors, en plus de la technique il va acquérir un langage propre aux gens du métier ainsi qu’une science pleine de particularités dans les matières étudiées.
Bien entendu, le professeur suit la progression des élèves, il apporte soutiens, conseils, corrections éventuelles il est aussi un acteur très important dans l’émulation du groupe permettant justement à celui-ci d’exprimer de nombreuses qualités où résonnent, comme en point d’orgue l’entraide, le respect et l’amitié.
Ainsi, jour après jour, notre stagiaire va parcourir un programme complet lui permettant d’appréhender la mise en pratique professionnelle, le maniement des glacis à l’huile, les glacis à l’eau, l’acrylique, l’utilisation des pigments, les décors de bois et de marbres, les patines et autres effets de matière, une connaissance approfondie des lois de la perspective, l’harmonie des couleurs et enfin la réalisation des panoramiques et les murs peints, par ailleurs, il a avec lui toutes les technologies étudiées en cours, de nombreux panneaux qui pourront témoigner auprès de sa clientèle de son savoir et de sa technicité. Il a aussi une voie privée qui le relie au Centre de Formation et aux professeurs lorsque des démarches professionnelles et/ou l’approche d’un chantier particulier le réclame ».

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(3)  Avez-Vous remarqué une recrudescence de demande de stages depuis la sortie de votre somptueux livre " Art & Techniques de la Peinture Décorative..." ou celui de Monsieur Lefumat sur la technique des faux marbres ?
M :
« En effet, la sortie du livre Art & Techniques de la Peinture Décorative, a suscité un regain d’intérêt pour le travail et bien sûr beaucoup de demandes de stage.Nous avons reçu par ailleurs de nombreux témoignages  et l’on avoue avoir été très touchés par certains venus de confrères, de gens qui normalement sont nos concurrents mais qui restent avant tout des personnes précieuses dans notre vie professionnelle.
En fait, le monde du Décors est très petit, même à l’échelle internationale, nous nous connaissons tous avec plus ou moins d’affinité, mais il y a une chose essentielle qui nous relie et qui force le respect mutuel, c’est d’une part, la défense du Métier que nous nous efforçons de protéger pour une clientèle de plus en plus exigeante et d’autre part cette manière de nous retrouver aux quatre coins du monde sur un chantier ou au Salon International de la peinture Décorative, c’est d’ailleurs à cette occasion qu’a eu lieu le lancement du livre de Monsieur Pierre Lefumat, à Bergame, Italie. Cet ouvrage est magnifique, avec ces belles photos, ces réalisations magnifiques, ce livre est un vrai cadeau pour nous les peintres en décors, un témoignage merveilleux où l’humilité côtoie page après page le savoir authentique d’un grand Maître. Nous pensons avec beaucoup de sincérité que cet ouvrage va marquer une nouvelle date dans l’histoire de notre métier. »

(4)    Quels sont les différents profils d'étudiant que vous avez en stage ?
Kyoko :
« Les personnes qui font le choix d’étudier dans notre Centre de Formation viennent d’un peu partout, de France et de l’étranger. Le dernier stage a accueilli, une Galloise, deux Américaines, un Espagnol et un Japonais le reste du groupe était constitué de Français, tous de régions différentes. Force est de constater que d’année en année, le public féminin se prend de passion pour notre métier. »
Michel :
«  L’âge moyen se situe entre trente et quarante ans, ce sont parfois des professionnels du bâtiment qui viennent ajouter un savoir nouveau à leur carrière, ailleurs, ce sont des reconversions, des changements d’itinéraire, de nouveaux départs, nous accueillons également des personnes plus jeunes qui approche l’apprentissage du métier de manière très large, c’est à dire dans l’idée de l’englober dans un bagage personnel et artistique, nous avons également des personnes plus âgées qui mettent fin à leurs carrières pour étudier enfin ce métier que la vie ne leur a pas permis d’apprendre plus tôt.
Toutes ces motivations se retrouvent chaque année et vont former un groupe que nous allons accompagner durant toute la formation, de là naissent de grandes amitiés, de grandes passions et de très belles aventures humaines. »

(5)    Quels sont les stages qui remportent le plus de succès ?

Michel :
«  Pour l’instant c’est le stage long qui la préférence des stagiaires. Ce stage propose une immersion totale dans l’apprentissage du métier. En fait les personnes qui s’inscrivent en formation viennent rechercher un tout plutôt que quelques brides éparpillées qu’ils viendront chercher au fil du temps. La formation est structurée en module, ainsi les étudiant ont tout loisir de se projeter dans le module de leur choix ou de prendre la formation dans son complet, ce système est vraiment très souple et permet des entrées en formation tout au long du stage. »

(6)  Avez-Vous des nouvelles de vos anciens élèves?
Michel :
«  Oui, nous avons souvent des nouvelles de nos anciens élèves. Comme je l’ai dit plus haut, les élèves sont informés à la fin de leur parcours que le centre leur est toujours ouvert pour faciliter l’ensemble de leurs démarches, qu’elles soient administratives ou purement techniques. Ces moments de retrouvaille sont, bien entendu, des instants emplis d’émotion que nous partageons bien volontiers sans retenue car il est toujours agréable de suivre l’évolution des stagiaires. »

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(7)    Pouvez-vous nous décrire l'atelier et ses commodités?
Michel :
« Notre atelier est un véritable atelier de peintre, c’est un espace de plus de 100 m2 pourvu d’une grande verrière qui confère au local une luminosité  des plus confortables puisqu’elle provient de la lumière du jour. La ventilation des locaux est assurée par un système réversible qui fournit une douce chaleur l’hiver et une fraicheur salutaire lors des canicules l’été.
Par volonté, nous ne souhaitons pas accueillir plus de 15 élèves, ainsi, chaque élève dispose d’un espace d’étude confortable, de plus, en limitant le nombre d’élèves, le travail des professeurs s’en trouve facilité pour suivre et soutenir l’essor du groupe.
L’école se situe sur la commune du Passage d’Agen, là aussi c’est une volonté pour faciliter la vie des stagiaires, ils ont un accès direct aux commodités de la ville, aux loisirs et également à l’intendance, les transports sont simplifiés, pas de bouchon aux heures de pointe, pas de grève subite dans les transports, un parking simplifié et gratuit avec un accès immédiat à l’école, Nous avons aussi un aéroport avec une ligne directe pour Paris, d’autres destinations existent, mais je n’ai pas encore poussé la curiosité jusque là,  il y a également le train, nous avons le TGV pour Paris, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Lille…
Nous avons également l’autoroute que l’on peut prendre à dix minutes à peine de l’école, comme vous pouvez le constater, l’emplacement de l’Atelier NADAÏ a murement été réfléchi pour offrir aux élèves un maximum de confort pour faciliter l’accès et la vie en stage ».

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Kyoko :
«  Pour l’hébergement, il y a plusieurs possibilités, d’abord le particulier, il a l’avantage d’offrir un service et des tarifs des plus attractifs, il y a aussi une résidence pour étudiant, ailleurs une résidence hôtelière qui consent des tarifs préférentiels pour la location de petits studios, équipés de tout le confort, de kitchenettes, de bornes WIFI… L’hébergement reste toujours une préoccupation pour nos élèves aussi nous essayons d’obtenir pour eux le meilleur accueil et le meilleur service. »

(8)    Pouvez-vous nous parler de la région d'Agen et plus particulièrement du Poussou ?
Michel :
« Le Poussou est le lieu-dit où nous résidons. Il se situe à peu près à vingt minutes en voiture de l’Atelier. Le Poussou est un endroit magnifique et parfois, au détour d’un virage dans certaine promenade, on ressent comme une petite brise venue tout droit de la Toscane.
Le Passage d’Agen est la banlieue immédiate d’Agen. Entendez en cela que pour accéder à la ville le seul périphérique à emprunter consiste en un pont puisque la ville est séparée de sa banlieue par les caprices de la Garonne qui roule ses flots comme notre cher Claude Nougaro roulait ses errrreu….
On trouve de tout à Agen, c’est le pays de l’ovalie, c’est l’endroit où Francis  « fait jouer ses mains sur un morceau de bois », selon le poète, Agen serait la perle du Midi, on y fait point de régime, on côtoie avec facilité le foie gras, le confit, les cèpes, et même pour les plus gourmets, on peut entrer dans certaines boutiques pour se laisser tenter par quelques pruneaux. À déguster sans modérations surtout lorsqu’ils sont fourrés au chocolat… ! »

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Michel &Kyoko :
« Merci au blog peintresdeco de nous avoir offert ces quelques lignes. Nous vous disons à tous à très bientôt, ici ou ailleurs, en promenade ou avec des pinceaux, de toute manière et pour tout renseignement complémentaire, n’hésitez pas à nous contacter,

sur le site internet  www.michelnadai.com

ou par email : michel.nadai@wanadoo.fr »