Ekaterinbourg

Nous repartons travailler à Ekat city.
La ville est sous la neige . Avec une population de 1 371 000 habitants en 1992, Ekaterinbourg (Sverdlovsk de 1924 à la chute du régime communiste) est la plus peuplée des villes ouraliennes et la quatrième ville de la fédération de Russie.
Au début du XIXe siècle, Ekaterinbourg rivalisa avec Perm pour la prééminence dans l'Oural ; si elle l'a emporté sur sa rivale traditionnelle, sa primauté est à son tour menacée par la croissance très rapide de Tcheliabinsk.

18761
Ekaterinbourg a été créée volontairement en 1721 par le géographe V. N. Tatichtchev, ancêtre de la première grande famille de maîtres de forges ouraliens. La découverte de gisements de minerais de cuivre dans le voisinage a très vite souligné l'intérêt d'un site urbain placé, par ailleurs, sur les rives boisées de la Tchoussovaïa, face au débouché d'un col donnant accès à la ville de Perm. Mais la principale voie conduisant les trappeurs de Moscou à la Sibérie passait alors beaucoup plus au nord et ce n'est qu'à la fin du siècle, lorsque fut tracée la grande route sibérienne allant de Perm à Tioumen, Tara et Tomsk, que la cité put tirer pleinement parti des avantages de sa situation.
Transsib_rien
Un siècle plus tard, la première voie ferrée trans-ouralienne, venue de Perm, atteignait Ekaterinbourg quatorze ans avant que le Transsibérien ne parvienne à Tcheliabinsk.
Ekaterinbourg est une des 900 gares desservie par la ligne du Moscou Vladivostok soit 9289 Kilomètres .

LES CATASTROPHES de 1957 et 1979
usines

Céline Bayou écrit dans la Revue "Regard sur l'Est". (sources : Vesti, Association France-Oural)
"Il y a juste 50 ans, se produisait l’une des principales catastrophes nucléaires en URSS: en 1949, le premier complexe industriel soviétique de préparation de plutonium-239 et de transformation d’autres matériaux radioactifs était créé, appelé à devenir la tristement célèbre et ultra-secrète Unité de production Maïak, située dans la région de Tcheliabinsk.

Le 29 septembre 1957, du fait de négligences et d’une insuffisante prise en compte du danger radioactif, eut lieu une explosion thermo-chimique dans des entrepôts qui renfermaient des déchets nucléaires liquides.

Les habitants des zones contaminées et les «liquidateurs» intervenus sur place pour mettre fin à l’incendie se sont réunis à la date anniversaire dans la Cathédrale-sur-le-Sang d’Ekaterinbourg afin de commémorer ce terrible événement.
pollution
Les souvenirs sont confus, alternant récits d’un incendie dominant la nuit et réminiscences de la découverte des lieux le lendemain matin. Vadim Saprykine, qui a travaillé pour Maïak de 1957 à 1962, évoque une terre comme recouverte de galets, des morceaux épars de béton. L’explosion s’est produite le dimanche vers 16 heures. Les employés n’ont pas été informés des dangers encourus et l’entreprise a poursuivi ses activités.

Les vents ont emporté le nuage radioactif vers les oblasts de Sverdlovsk et de Kourgan, sur 300 km au nord-est, contaminant une superficie de 23.000 km². Dans les jours qui ont suivi la catastrophe, 10.000 personnes ont été évacuées. Puis les populations de pas moins de 23 villages, soit plus de 10 millions de personnes, ont été à leur tour déplacées.

Dans la région vivent aujourd’hui environ 3.000 «maïakovtsi», ces employés de l’usine; parmi eux, 600 liquidateurs, quasiment tous atteints, à des degrés divers, de maladies. Lioubov Maltseva, directrice de l’organisation «Union Maïak» pour l’oblast de Sverdlovsk, estime que «selon les statistiques, environ 500.000 personnes ont été contaminées. Combien sont mortes? Dieu seul le sait! Pour le seul oblast de Sverdlovsk, en 1994, on a délivré 5.500 certificats, dont 3.000 nous sont restés; ce qui veut dire que la moitié de ces gens sont morts.»

Le secret entourant cette catastrophe n’a été véritablement levé qu’à partir de 1992. Depuis, un programme gouvernemental a été lancé dans les régions contaminées pour mener des travaux scientifiques. Jusqu’à aujourd’hui, l’usine Maïak, qui reste l’un des principaux sites russes de retraitement des déchets nucléaires, est régulièrement accusée de procéder à des rejets de substances radioactives."
La ville a connu une épidémie de maladie du charbon (en anglais : anthrax) en avril et mai 1979. Les autorités soviétiques de l'époque l'attribuèrent à de la viande contaminée. Cependant, les autorités américaines pensent que les habitants ont peut-être inhalé des spores échappées accidentellement d'une installation militaire de production d'arme biologique, l'accident fut officiellement reconnu en 1992 par Boris Eltsine.Il semblerait que d'autres fuites (au moins une) se soient produites, mais le silence le plus total est encore maintenu à ce sujet. Au centre d'un complexe militaro-industriel bâti à l'ère soviétique,
Jusqu’en 1991, c'était une ville fermée, c’est-à-dire totalement interdite aux étrangers.'Aujourd'hui c'est une grande ville en plein essor.

525831

LA FIN DES ROMANOV

Toute la famille se retrouve réunie à Ekaterinbourg le 23 mai 1918.
On réquisitionne, pour les loger, la maison du citoyen Ipatiev. Dans cette maison résident 12 personnes : Nicolas II, Alexandra, Olga, Tatiana, Maria, Anastasia, Alexis, le Docteur Botkine, la femme de chambre, le valet, le cuisinier et son marmiton Sednev. Durant la détention de la famille impériale, la maison s’appela : « maison à destination spéciale ».
178624140_38a2bc46e1_o

La maison Ipatiev était une belle demeure, composée de deux étages. Nicolas et Alexandra avaient leur chambre qu’ils partageaient avec leur fils Alexis. Les quatre grandes duchesses vivaient toutes ensembles dans une chambre. Malgré la chaleur d’été, il leur était interdit d’ouvrir les fenêtres, qui avaient été passées à la chaux.
178622371_d9e0d16676_o

Les domestiques racontèrent comment les conditions de vie se détérioraient dans la maison : « Les gardes se sont mis à voler, d’abord les objets de valeurs, ensuite le linge de maison et les chaussures. Le tsar ne le supporta pas et se mis en colère. On lui signifia brutalement qu’il était prisonnier et que ce n’était plus à lui qui de donner les ordres ».
Tous les jours les choses empiraient. Au début, ils avaient le droit à 25 minutes de promenade, après on ne leur accorda plus que 5.
Toute agitation était interdite. Les gardes se comportaient de façon odieuse avec les grandes duchesses. Elles n’avaient pas le droit d’aller aux toilettes sans être accompagné d’un garde et le soir on les forçait à jouer du piano. Le responsable des mauvais traitement infligé à la famille est le chef des gardes : Serguei Avdeïev. Brutal et vantard, il organisait des beuveries régulièrement dans le poste de garde. Il participait aussi au repas des Romanov et se comportait grossièrement à table.

Plusieurs personnes essayèrent d’entrer en contact avec la famille de Nicolas II, sans succès. Cependant le docteur Dévevendo, médecin d’Alexis, fut autorisé plusieurs fois à visiter le jeune malade, qu’il trouva dans un état déplorable.

Au mois de juin 1918, les religieuses du couvent de la ville obtinrent la permission d’offrir à Alexis des produits frais : lait, œufs, viandes et pâtisseries.

La nuit du 16 Juillet 1918, Sur un ordre de Lénine , Le commissaire Iourovski fit descendre au sous sol la famille impériale.
Prétextant une soi-disant photos avant transfert ,il les aligna sur deux rangs.
Nicolas_II
Le tsar Nicolas II qui à son fils Alexis près de lui après l’avoir porté dans ses bras en entrant, la Tsarine , les quatres grandes duchesses, leur médecin de famille le docteur Botkine, la femme de chambre Demidova ,le majordome Troupp ainsi que le cuisinier Kharitonov .
Le chef de la garde Pavel Medvedev et neuf membres de la Téchka entrent.
Un acte d’accusation et de sentences de mort laconique leurs est lu, le Tsar se retourne vers sa famille , « ils ne savent pas ce qu’ils font » furent ses dernières paroles .
178622950_e8e8d6a775_o
Ils sont criblés de balles dans un délire meurtrier. Le jeune prince (13 ans) et les grandes duchesses ne sont pas tués sur le coup, ils sont achevés à grands coups de baillonnettes . Elles avaient des corsets dans lesquels des diamants et des rangées de perles étaient cousu . Leurs corps furent dénudés en forêt et les bijoux envoyés à Moscou !
Le corps du Tsar est criblé à bout portant par tout les hommes qui vident leurs chargeur .Le sol est couvert du sang de onze personnes assassinés.
Le jeune marmiton ami du prince Alexis fut sauvé, il fut transféré sur ordre d’Iourovski avant le massacre alors qu’il était encore a jeun. Les minutes des témoignages consignés aux archives montre que la troupe étaient assez ivre ..Deux des lettons de la Tchéka auraient refusé d’appliquer l’ordre d’exécution ,ils auraient donc été remplacés et tout le monde aurait bu pour avoir du courage.. A 25 kilomètre de la ville à Ganina Yama les corps furent dépouillés,les visages passés à l’acide, brulés et jetés dans un puit de mine .

ekaterinbourg_cathedrale

En 1991 Boris Eltsine, le premier président russe, a ordonné d'exhumer les restes et le processus d'identification à commencé. Beaucoup de groupes d'experts (russes, anglais et américains) ont examiné ces restes à l'aide de tests ADN pendant 10 ans et, ils sont venus à la conclusion que les os appartenaient bien à Nicolas II, Alexandra, Olga, Tatiana, Anastasia et à quatre proches.
PRICESSES
Pour éviter sa transformation en un lieu de pèlerinage. La maison Ipatiev a été détruite suivant un décret exceptionnel du parti communiste en 1977.
Sur ordre de Brejnev, le gouverneur de la région Boris Eltsine s’en chargea.

LE COMPLEXE EKAT CITY

En Russie, Bouyguesstroï, filiale russe de Bouygues Construction, a signé le contrat de construction d'un ensemble résidentiel de luxe à Ekaterinbourg.
eka121
D'un montant total de 136 millions d'euros (dont 116 millions pour Bouyguesstroï), le contrat a été signé avec UGMK, un important groupe industriel diversifié. Nommé "Iset", cet ensemble résidentiel est la première tour de grande hauteur réalisée dans le cadre de "Ekat City", nouveau centre d'affaires de 600.000 m2 en cours de développement au coeur de la ville d'Ekaterinbourg.
Dessiné par le cabinet d'architectes Valode & Pistre, Iset qui n'a pas encore vu le jour ( seul le trou pour les fondations existe) mesurera 215 m de hauteur et bénéficiera d'un design particulièrement original. Cet ensemble résidentiel de luxe de 50 étages sera composé de 115 appartements, 244 places de parking, un fitness club et une piscine. Compte tenu des conditions climatiques extrêmes (jusqu'a -30°C en hiver) et d’un délai de réalisation particulièrement serré, Bouyguesstroï utilisera des techniques de construction adaptées à la région, notamment des coffrages autogrimpants et des protections contre le grand froid. Les travaux, qui viennent de commencer, dureront trois ans.
IMG_8992
L'Hôtel adjacent est lui en passe d'être achevé, géré par la chaine Hyatt il comporte quinze étages de chambres et suites, un spa et piscine au dix neuvième étage ,une immense "Ballroom" au rez-de-chaussée qui s'ouvre comme un éperon de bateau sur le lac ,le "Gorodskoi prud", face à l'église sur le sang versé.
Cette immense salle est encore a décorer...... objet d'un autre voyage .